Vous apprendrez à me connaitre au gré de mes humeurs, de mes découvertes, de mes rencontres, à travers les morceaux choisis de ma mémoire ou d'ailleurs que je coucherai sur mon écran au fil des jours. Pourquoi j'ai choisi d'écrire ? pour faire prendre l'air à mes idées. Comme avec le train, l'avion, le bus, ou encore le livre, la musique ou le bon vin... Le véhicule est le même, il peut vous mener de l'espagne au yang-tse-kiang en passant par la Bourboule.... Bienvenue a tous.
Dans les livres c'est une rivière
Ou encore un département
Perdu au beau milieu des terres
Méconnue par beaucoup de gens
C'est sur, il n'y a pas la mer
Et la montagne est loin devant
De quoi peut-on se satisfaire ?
Rien n'est attirant et pourtant...
Les maisons faites de granit
Forment les villages clairsemés
Et les occupants qu'elles habritent
Sont saisonniers ou retraités
Tous les anciens jeunes du pays
Ont eu ce choix un jour à faire,
Partir ailleurs gagner leur vie
Ou alors travailler la terre
Mais qu'il est doux de cotoyer
Au comptoir ou à leur tablée
Ces anciens qui ont pu rester
Que le vin parfois fait chanter
Ils sont tous coiffés du béret
Et boivent ensemble le canon
Pour parler de l'actualité
Du temps qu'il fait à la maison
Leur accent fait rouler les "R"
Et les attache à leur pays
Leur voix est chargée de misère
Et leur ton de mélancolie
Mais tous connaissent la richesse
Que procure la simplicité
Ils ne partagent pas nos faiblesses
Quelle belle leçon d'humilité
Leur univers est à l'image
De ceux qui s'y sont attardés
Les champs ont toujours leurs bocages
Et leurs chemins et leurs sentiers
La nature est encore sauvage
Les couleurs sont toutes épuisées
La vie domine sans partage
Tout ce qui est sophistiqué
Tout est prétexte à l'évasion
Du regard et même de l'esprit
Des plaines qui couvrent l'horizon
Au fuyant petit lézard gris
Le temps semble s'être arrêté
Pour permettre la contemplation
Aucun bruit ne vient perturber
La chant continu du grillon
Même le vent s'arrête de souffler
Pour que les arbres à l'unisson
Affichent leur sérennité
Et figent leur ombre sur les maisons
Cet endroit là m'a possédé
J'y ai connu de grands moments
Lorsque je me suis retrouvé
Dans une forêt, près d'un étang
Tant de douceur qui vous enivre
J'ai beau en partir à présent
Une partie de moi ne peut suivre
Dans une forêt, près d'un étang